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Le Tour de l’Austérité, la course aux profits

RETOUR SUR INVESTISSEMENTS

Sous un ciel bleu Europe, plus de 150 coureurs participaient au Tour de l’Austérité, ce dimanche 28 octobre. La caravane du Tour de l’Austérité a traversé les quartiers européens et du Luxembourg. À l’origine de cette Course aux Profits, le collectif Dites 33 ! tentait de ramener dans le domaine public les questions de politiques fiscales et budgétaires de l’UE et de ses États membres. Cette parodie de course cycliste cherchait à mettre en lumière le fait qu’austérité et profits sont les deux faces d’une même médaille.

Le Tour de l’Austérité, une course cycliste :

La compétitivité des États, des entreprises ou des travailleurs érigée en critère ultime dans un modèle économique ultralibéral, voilà les règles toutes trouvées pour ce Tour de l’Austérité !

En tête de cette course : 5 équipes professionnelles incarnées par les grandes entreprises à qui profite la politique des privilèges fiscaux, Electrabel/GDF-Suez, Delhaize, Mittal, InBev et Dexia/Belfius.

En queue de peloton : l’équipe des 99%, de fait, la majorité de la population soumise aux rigueurs économiques et sociales de l’austérité.

Un tour en 5 étapes qui arpentaient les lieux du pouvoir économique, financier et politique belge, mais aussi européen.


L’équipe Dexia au départ du Cinquantenaire, fièrement représentée par Jean-Luc Dehaene.

Les étapes au quartier européen

En coulisse, de puissants groupes de pression comme les Lobbys, les "think thank" ou les fédérations patronales fournissent un travail efficace. Au devant de la scène les institutions politiques et peu démocratiques telles que la Commission européenne, la Banque Centrale Européenne ou le Fonds Monétaire International, imposent aux États, par le contrôle de leurs budgets, des mesures ultralibérales pour revenir à l’équilibre. Parmi les 5 étapes du Tour de l’Austérité : le lobby patronal Business Europe et la Commission européenne.


Chaleureuses poignées de mains entre Étienne Davignon (vainqueur de la première étape pour l’équipe GBL/Electrabel/GDF-Suez), Herman Van Rompuy (Commissaire de la course) et Angela Merkel (Miss), sur le podium de Business Europe.

Démocratie fiscale et budgétaire ?

“Mais au fond, Monsieur Barroso, ce Parlement européen, est-ce vraiment bien utile ?” demandait Jean-Pierre, l’excellent commentateur sportif de cette course, à son invité, pendant que la caravane et le peloton entamaient un tour d’honneur Place du Luxembourg. Tant il est vrai que l’assise démocratique de la “Troïka Européenne” pose question, de même que les modes d’adoption des différents traités qui donnent petit à petit à l’Europe sa constitution libérale.


Place du Luxembourg, Albert Frère porte haut les couleurs de son équipe GBL/Electabel/GDF-Suez !

Et les Belges dans cette course ?

Le Vicomte Étienne Davignon, le Baron Albert Frère, et Jean-Luc Dehaene ont emporté 3 des 5 étapes, et raflé des prix d’importance.

L’équipe Dexia a chuté devant la Fédération Européenne des Banques, mais heureusement, un bonus de remise en selle remis par Didier Reynders lui a permis de se relever en Belfius.

Un petit français du nom de Bernard Arnault s’est aussi illustré dans ce Tour, avec une échappée spectaculaire le long de l’avenue Louise, il a remporté l’étape au MR, laissant derrière lui l’équipe Delhaize, éternels seconds, les “Poulidors” de ce jour.


Bernard Arnault sur le podium du MR a reçu une carte d’identité belge et un conseiller fiscal.

- Pour revivre en audio cet événement sportif, écoutez l’excellent compte-rendu fait par une équipe mobile de Radio Panik dans le cadre de l’agenda militant.

- Pour une information complète sur le Tour, téléchargez la brochure de présentation et retrouvez le parcours et les équipes.

- Pour en savoir plus sur les activités de Dites 33 ! , visitez leur site.

À propos de cet article

Publié le mardi 6 novembre 2012

Par
Anah
Dans
L’agenda du quartier européen
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