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Introduction

Nous publions ci-dessous les articles concernant le quartier parus dans Le Soir et la Dernière Heure du vendredi 15 février. Eu égard à la formulation journalistique choc en conclusion de ces articles : « S’ils n’entendent pas notre demande, on fera arrêter leur chantier », l’AQL tient à faire remarquer qu’elle assume les positions prises par son Président et son administrateur délégué au cours du point presse du 14 février, comme de la réunion du Comité de Suivi du chantier de construction du Parlement Européen. La désignation d’un Coordinateur unique en matière de Sécurité et Santé, ayant le pouvoir d’interrompre sur le champ toute activité en cas de situation dangereuse sur le pont et aux abords de celui-ci, constitue bien une des demandes cruciales de l’AQL. Les tiers et notamment les habitants et les riverains du Muséum et du Parlement doivent bénéficier des prescriptions en matière de sécurité et de santé, au sens de la Directive 92/57/CEE, comme les travailleurs du chantier, et dans la mesure où ils sont concernés physiquement par les travaux, et puisqu’Infrabel a décidé de maintenir la circulation.

Le Comité de suivi du chantier du Parlement Européen a mené une politique de coordination des entrepreneurs, de prévention des accidents et nuisances, et de remédiation, de telle sorte que le secteur de la construction belge a connu avec le chantier du Parlement Européen, son chantier le plus sûr de toute son histoire : 0 mort, 0 blessé, ni parmi les ouvriers (ils ont été jusqu’à 2.300 au moment de la construction de l’immeuble D3 et sont encore 300 dans le D5), ni parmi les habitants. Les riverains n’ont d’ailleurs pas été traités comme des tiers, mais bien comme des parties contractantes et contractuellement protégées, sur base de l’article 3 de l’accord-cadre SEL-AQL du 30 juin 1988. C’est d’ailleurs cela qui explique le bilan historique 0 mort, 0 blessé.

La Convention SEL-Région-Commune d’Ixelles du 6 mars 2002 a permis de continuer cette bonne pratique du maître d’ouvrage SEL, associée à l’AQL.

Infrabel était donc invité aussi bien par la SEL que par l’AQL à la réunion du Comité de Suivi du 14 février en vue de la coordination de son chantier avec celui du Parlement Européen. L’AQL aussi bien que la SEL ont fait entendre dans une déclaration préalable, leur souhait d’une coordination exemplaire pour ce qui concerne le nouveau chantier, malgré la décision de maintien de la circulation, ce qui accroît les risques pour tous.

Les riverains ont malheureusement l’expérience de deux interventions d’acteurs refusant la coordination de l’accord-cadre et qui ont occasionné 3 morts le 18 décembre 1989 et 1 mort le 26 mars 1993.

Nous reverrons Infrabel au cours d’une réunion de travail le mercredi 20 février. Le Parlement Européen et le Muséum seront représentés à cette réunion et aussi, nous l’espérons, la Région, à un niveau décisionnel.
AQL

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Riverains en quête de sécurité par Matthieu Colleyn
La Dernière Heure, 15 février 2008

« Le chantier du pont RER de la chaussée de Wavre a mal commencé, selon les associations. Elles exposent leurs demandes

IXELLES Les chantiers, ça les connaît. Voici près de 20 ans que les habitants du quartier européen subissent l’arrivée et l’extension de l’Union. Et depuis le début du mois, ils font face à la démolition-reconstruction du pont de chemin de fer de la chaussée de Wavre, dans le cadre de la mise en place du RER.

Vingt mois de travaux en perspective et, déjà, on ne peut pas dire que l’Association du Quartier Léopold (AQL) soit franchement aux anges. “Le chantier devait commencer le 11 février“, raconte Paul Jamoulle, président de l’AQL, qui regroupe six comités de quartier logés au sud de la rue Belliard. “Dès le début du mois, les impétrants sont venus faire leurs trous sans aucune mesure efficace de sécurité”.

La mise en place de cheminements sécurisés et “correctement signalés” pour piétons et cyclistes fait donc logiquement partie des revendications que l’association présentait hier au comité de suivi du chantier.
Un chantier, rappelons-le, piloté par Infrabel, gestionnaire des infrastructures de la SNCB. L’AQL lui demande également que le périmètre des travaux, comme les zones d’entreposage du matériel, soit balisé par des barrières infranchissables.

Mais c’est loin d’être tout. À l’instar de ce qu’ils avaient obtenu pour d’autres chantiers liés aux institutions européennes, les riverains réclament un coordinateur unique pour la sécurité des travaux du pont.
Unique, ça veut dire qu’il interviendrait aussi pour les autres acteurs (Sibelga, Vivaqua, etc.), susceptibles de participer au chantier. “Nous avons fait l’expérience de chantiers sans coordination unique, ça a fait quatre morts”, affirme Henri Bernard, administrateur-délégué de l’AQL.
À lui d’ajouter, en substance, qu’il s’agit aussi d’éviter le saucissonnage des responsabilités en cas de drame.

L’AQL réclame en fait que quiconque serait victime d’un accident dans le périmètre du chantier soit exactement traité de la même manière qu’un travailleur, donc protégé par la législation et les assurances sur les accidents du travail.

Pour obtenir satisfaction, le comité est prêt à aller très loin. “Nous pourrons faire arrêter le chantier”, assure Henri Bernard.
Hier, Infrabel nous disait avoir pris note des revendications des riverains et annonce une réunion prochaine pour exprimer sa position.
“Nous devons étudier le contexte légal de ces demandes”, explique une porte-parole. “Mais il faut bien distinguer ce chantier de ceux des institutions européennes. Ce sont des dossiers totalement distincts”.
Mathieu Colleyn »

Des riverains veulent des gages de sécurité par Francis Dubois
Le Soir, 15 février 2008, édition Bruxelles.

« Ixelles Travaux de la chaussée de Wavre

Un comité de suivi sur le chantier de l’Espace Léopold s’est tenu jeudi matin. Il y a été question des travaux qui viennent d’être entamés pour la démolition-reconstruction du pont de la chaussée de Wavre, dans le cadre de la mise en place de la ligne 161 du RER entre Ottignies et Bruxelles-Schuman (Le Soir du 12 janvier). Menés par Infrabel, le gestionnaire des infrastructures de la SNCB, ils devraient perturber pendant 18 mois au moins la vie du quartier qui s’étend de la rue du Trône à la place Jourdan.

L’Association du quartier Léopold (AQL), qui réunit six comités de quartier, s’inquiète de la sécurité du chantier. A la différence d’autres parties intervenantes au dossier (comme la Stib ou les commerçants), AQL précise d’emblée qu’elle « n’a pas demandé le maintien de la circulation » sur le pont pendant les travaux, estimant que ce choix accroît les risques pour les riverains. Aussi l’ASBL réclame-t-elle la mise en œuvre d’une procédure rigoureuse de conduite du chantier.
En dépit de l’annonce officielle du début des travaux le 11 février, AQL dénonce par exemple les désagréments causés par l’entrée en action d’un entrepreneur dès le 1er février et la difficulté d’en connaître l’identité. « En amont ou en aval du chantier, les travaux vont être menés par 7 ou 8 opérateurs différents », explique Henri Bernard, administrateur-délégué d’AQL. Forte de son expérience, l’association brandit donc l’accord-cadre conclu en 1988 avec la Société Espace Léopold (SEL), la Région et le gouvernement belge pour la construction du Parlement européen.

AQL réclame notamment la désignation d’un coordinateur unique de sécurité et l’affichage permanent de ses coordonnées. Mais aussi une remédiation sans délai ni formalité des nuisances et dommages, pour éviter que d’éventuelles victimes du chantier ne soient livrées aux procédures judiciaires lourdes en matière de responsabilité civile et pénale.

« Notre volonté n’est pas d’ennuyer l’entrepreneur, mais d’avoir un chantier qui fasse le bonheur physique de tout le monde », explique Paul Jamoulle, président d’AQL. Henri Bernard, lui, prévient et menace : « Nous sommes les victimes d’un quartier en état de chantier permanent depuis 22 ans. Nous avons exprimé notre position à l’amiable au comité de suivi. On leur a mis le couteau sur la gorge. Nous avons des juristes et des avocats. S’ils n’entendent pas notre demande, on fera arrêter leur chantier. »

À propos de cet article

Publié le lundi 18 février 2008

Par
AQL
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Le pont de la chaussée de Wavre
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Mots clés:
Sécurité Nuisances travaux Travaux RER SEL (Société Espace Léopold) Revue de presse Henri Bernard