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Un début de travaux n’importe comment

Ou de la nécessité d’un Coordinateur de sécurité et d’un seul

Ce 1er février, une entreprise flamande de travaux publics VERBRAEKEN (conducteur de travaux et ouvriers qui prétendent ne pas parler un mot de français ou d’anglais) est venu faire des trous sur le pont Wavre, avant le pont, et après le pont au coin des rues Wiertz et Vautier. Le soir, ils sont partis en week-end prolongé puisqu’ils n’ont repris le travail que le jeudi 7 février. Ce jour-là, incidemment, ils ont bloqué la rue Vautier avec deux camions…

Pendant son week-end prolongé du 1er au 7 février, VERBRAEKEN a laissé ses trois trous livrés aux enfants et piétons de passage. Pendant 7 jours, ceux-ci ont pu contourner les palissades et se retrouver au milieu des voitures de la chaussée de Wavre ou de la rue Wiertz. Les passages pour piétons aboutissent aux trous Verbraeken. Pas de cheminement sécurisé pour les piétons. Par contre, les ouvriers de Verbraeken n’avaient pas oublié d’apposer une belle flèche routière sur un de leurs panneaux au coin Wiertz-Wavre pour indiquer obligeamment leur chemin aux automobilistes encombrés par des piétons.
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Thésée, pourvu du fil d’Ariane en matière de sécurité quotidienne des enfants et des riverains, a pris quelques photos. Mais il n’a pas pu suivre le fil des entreprises et des donneurs d’ordre, en l’absence de panneau précisant le nom et l’adresse de l’entreprise qui creuse des trous et entrepose des pavés, dalles et autres sur les arbustes et sur les espaces publics normalement réservés aux piétons. Il n’y avait pas non plus de panneau indiquant le nom et le téléphone du coordinateur de sécurité, mention pourtant obligatoire depuis une ordonnance bruxelloise de 2002 et une directive européenne de 1996…

Bref, il s’est mépris et a d’abord prévenu le service « Voiries régionales » (catégorie dans laquelle se trouve la chaussée de Wavre, qui n’est pas une voirie ixelloise comme on pourrait le penser), en pointant du doigt l’autre entreprise flamande d’éclairage public qui opère depuis juillet dans le quartier, à savoir la NV Verkeer, Signalisatie en Electronika (VSE). Certes celle-ci est (mal) connue sur le ont pour y avoir installé en janvier un mât d’éclairage particulièrement disgracieux, gênant et inutile (cfr l’article « Le mât inutile »). Ce mât contraste avec les appareils d’éclairage discrets et esthétiques du mail du Parlement. Voir photos dans les galeries).

L’Ingénieur régional en charge des travaux de VSE a donc été alerté. Mais le 7 février, la vérité s’est faite jour. Il s’agissait de la NV Verbraeken, opérant pour le compte de notre gestionnaire régional des réseaux de distribution de gaz et d’électricité, à savoir SIBELGA.

Résultat des courses. Une équipe d’inspection de SIBELGA débarque sur le pont Wavre à l’aube du 8 février. Nous sommes sûrs que cette équipe s’activera à sécuriser les cheminements des piétons et des enfants, à les signaler proprement, indiquera kes aires de stockage des matériaux (pas sur les arbustes). Et protégez aussi l’Arbre à vœux des habitants au coin de la rue Vautier, c à d l’érable qui n’a pas encore effectué sa poussée de feuilles printanières…

1ère morale de l’histoire. On jugera de l’efficacité de Sibelga dès ce vendredi. Signalons à sa décharge que sous Electrabel en 2006, l’inspection des travaux en voirie effectuait ses prestations de contrôle à un rythme paisible de +/- 50 par mois, alors qu’il y a quelques milliers de trous à surveiller en permanence sur le territoire de la Région. L’inspection Sibelga est montée au rythme de 150 inspections mensuelles en janvier 2008. On peut donc attendre une plus grande efficacité dans la protection des citoyens, par ailleurs tous clients de Sibelga (ils n’ont pas le choix du gestionnaire de réseau).

2e morale de l’histoire. Les riverains ont rendez-vous le jeudi 14 février à 9h30 au siège de la SEL, 15-17 rue Godecharle. Le Comité de Suivi des travaux du Parlement s’y réunit pour y tirer les conclusions d’une coordination de sécurité pour des travaux qui ont commencé il y a plus de 20 ans, en 1988. Sur base de l’expérience accumulée, l’AQL ne sera certes pas seule à dire à Infrabel, au Service des Voiries Régionales, à Sibelga et aux 6 autres sociétés concessionnaires comme Belgacom, Brutélé, l’IBDE que la désignation d’un seul coordinateur de sécurité s’impose sur le pont de la chaussée de Wavre. Pas 7 ou 8. Un seul. Avec le plus grand respect dû à l’Inspection des travaux de Sibelga, à l’Ingénieur directeur des Voiries régionales, ou à Infrabel qui donne des ordres à la SA Valens, il faut sur le Pont, un seul responsable de la sécurité, présent chaque jour, et exerçant une autorité unique sur toutes les entreprises. Pour les riverains et autres enfants et visiteurs de passage, c’est la seule garantie qu’ils ne deviennent pas un jour des « tiers victimes innocentes ».

3e morale de l’histoire. Tous les intervenants auront remarqué que les riverains n’ont pas demandé de maintenir la circulation sur le pont pendant la durée des travaux. C’est la STIB qui a exigé et obtenu que la circulation ne soit jamais interrompue pour maintenir la vitesse commerciale de ses autobus. C’est un choix, mais ce choix multiplie les risques dans une zone sensible et de grand passage, avec les cars scolaires du Muséum, avec les visiteurs du Parlement, sans parler des riverains et de leurs enfants… C’est cette situation risquée qui impose d’investir dans la prévention des accidents et des nuisances. Les riverains ont 20 ans d’expérience accumulée et seront fermes sur cette exigence, même si elle a des conséquences budgétaires et bouscule des habitudes et façons de faire.

Paul Jamoulle, président
Henri Bernard, administrateur délégué
AQL, Association du Quartier Léopold et Européen de Bruxelles
tel : 02 648 89 38

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Publié le vendredi 8 février 2008

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AQL
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Le pont de la chaussée de Wavre
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Mots clés:
Circulation routière Nuisances travaux Travaux RER Chaussée de Wavre Rue Vautier Rue Wiertz Rue Godecharle

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  1. 1 Février 2008 à 11:25

    Un début de travaux n’importe comment

    Quand j’étais petit, j’habitais Gand, la bien connue ville francophone de Flandre orientale, et les adultes se foutaient tendrement des Bruxellois qui habitaient… Trou-ville. J’habite cette trou-ville aujourd’hui, rien n’a changé, sauf la place des trous. Mais écrivez, pestez, râlez, contestez, il en restera toujours quelque chose… à condition que la lettre arrive au bon endroit. Le nerf de la guerre n’est pas l’argent, mais la plume.
    Tom Asner.